Enseignante au Lycée Jules Garnier et instigatrice de la Caravane de l’Entrepreneuriat depuis sa première édition, Julie Micheli porte une conviction simple : l’entrepreneuriat, ça s’apprend, ca concerne tous les publics et ça commence dès l’école. 

Portée par le Lycée Jules Garnier et soutenue par le Vice-rectorat, la Caravane de l’Entrepreneuriat a sillonné le territoire pour semer les graines de l’esprit d’entreprise auprès de la jeunesse calédonienne. Pour cette deuxième saison, deux nouveautés : cap sur les îles et les classes de primaire mais également toujours collèges, lycées et tribus lors de chaque étape. 

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Bonjour Julie, et bienvenue sur le Mag Lagoon ! Tu peux nous présenter la Caravane de l’Entrepreneuriat et nous dire ce que cette 2e édition a de nouveau ?

On ne change pas une équipe qui gagne ! La Caravane de l’Entrepreneuriat, c’est un projet itinérant dont l’objectif est de semer les graines de l’entrepreneuriat sur tout le territoire : dans les établissements scolaires, dans les tribus, au plus près des jeunes qui se sentent parfois très loin du monde de l’entreprise.

Cette année, deux grandes nouveautés ; tout d’abord, en plus des collèges et lycées, on s’invite également dans les écoles au niveau du primaire. On intervient pour la première fois auprès des classes de CM1 et CM2 avec une école pilote : l’école Fernand Leriche, en partenariat avec la province Sud. L’idée, c’est d’initier l’esprit d’entreprise le plus tôt possible, avant que les freins et les idées reçues ne s’installent.

“Deuxième nouveauté, et pas des moindres : on part en mer !” – Julie se met à naviguer.

L’an dernier, la Caravane avait parcouru uniquement la Grande Terre, principalement dans le Nord et le Sud de la Grande Terre. Cette année, on se rend sur les Îles Loyauté, à Ouvéa, Lifou, Maré et aussi à l’Île des Pins qui sont des territoires souvent oubliés des dynamiques entrepreneuriales, mais qui regorgent de besoins à satisfaire et d’idées à faire éclore.

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Qu’est-ce que ce projet représente concrètement pour la jeunesse calédonienne ?

La Caravane, c’est d’abord un message : l’entrepreneuriat, ce n’est pas pour les autres, c’est accessible à tous ! En effet, beaucoup de jeunes en tribu, dans les îles, dans les lycées professionnels etc. ne se projettent tout simplement pas dans la création d’entreprise ; pas parce qu’ils n’ont pas d’idées mais parce que personne ne leur a dit que c’était possible pour eux. 

“Notre rôle, c’est de casser cette barrière.” 

Concrètement, on leur explique qu’entreprendre, c’est d’abord identifier un besoin autour de soi – dans sa tribu, dans sa commune… – puis chercher une solution et y répondre. Pas besoin d’un diplôme de grande école, ni d’un capital de départ : il faut juste une idée et l’envie de la tester. Un principe simple que l’on retrouve aussi dans le projet « Start up à l’école » par exemple.

Pour rendre ça concret, on s’appuie sur des témoins entrepreneurs qui ont monté leur boîte localement et viennent partager leur expérience ; il n’est pas question uniquement des success stories lisses et inaccessibles mais des histoires vraies, de terrain, avec les difficultés que ça implique et, évidemment, la fierté que ça procure. Cet aspect « témoin » est fondamental : voir quelqu’un qui nous ressemble et qui a osé, ça change tout ! Sur tout le parcours, nous sommes accompagnés par nos partenaires ADIE, Initiative NC et Impulséo, qui apportent leur expertise à chacune de nos étapes sur le terrain.

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En quoi le soutien de mécènes comme Lagoon est-il essentiel pour la Caravane ?

La Caravane de l’Entrepreneuriat est portée par le Lycée Jules Garnier et soutenue par le Vice-rectorat mais elle dépend entièrement du mécénat privé pour exister. Toute l’énergie est là : les équipes, les élèves, les intervenants… mais sans financement, on ne décolle pas. On reste cloué au sol, littéralement… 

Se déplacer sur Ouvéa, Lifou, Maré ou l’Île des Pins, ça a un coût… et sans des mécènes engagés comme Lagoon, ces destinations resteraient hors de portée : c’est une réalité et c’est aussi simple que ça.

Ce qui est précieux avec ce type de soutien, c’est que ce n’est pas juste un chèque mais c’est aussi un signal fort envoyé à la jeunesse calédonienne : des entreprises d’ici croient en vous, investissent pour que vous puissiez vous construire. C’est donc un acte de confiance et les jeunes le ressentent.

« Les mécènes comme Lagoon sont très très importants : la Caravane ne pourrait pas vivre sans l’appui des entreprises. »

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Pour en savoir plus sur la Caravane de l’Entrepreneuriat :