Le 30 septembre, l’amphithéâtre Guy Agniel de l’Université de Nouvelle-Calédonie s’est transformé en spectacle d’orientation grandeur nature. Dans le cadre des Journées de la mer coorganisées par le Cluster Maritime Nouvelle-Calédonie, la French Tech et NeOcean, en partenariat avec l’UNC, la Marine nationale et Lagoon, la deuxième édition d’Ocean Digital a réuni des lycéens et étudiants autour d’une question simple : et si ton avenir était dans la mer ou dans le numérique ? Quatre tables rondes, des professionnels qui racontent leurs parcours et une conviction partagée : ces secteurs recrutent et pas seulement pour les profils qu’on imagine.
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Le maritime, c’est (bien) plus qu’être marin
Être dans le maritime, c’est forcément naviguer ? Pas vraiment ! C’est le premier message qu’Ocean Digital a voulu faire passer aux scolaires présents ce matin-là… et les deux premières tables rondes s’en sont chargées avec brio.
La table ronde « Formations du maritime » a réuni cinq intervenants aux parcours aussi variés que leurs institutions : la Capitaine de Corvette Fanny Le Sausse (Marine nationale), la juriste Solène Devez (Communauté du Pacifique / CPS), Pascal Velasco (GIEP), Véronique Mollot (Cluster 3E) et Karine Hartmann (Direction des Affaires maritimes de Nouvelle-Calédonie). Formation militaire, droit, réglementation, éducation à la mer, formation professionnelle… autant de portes d’entrée pour une carrière dans un même secteur, c’est dire que les opportunités sont diversifiées !
Ce qui est ressorti des échanges ?
« Il n’existe pas de parcours unique pour travailler dans le maritime ; en effet, on peut y arriver par la voie militaire, par le droit, par la technique, ou même progressivement, en construisant son projet au fil des expériences. »



La diversité des formations disponibles est à la fois une richesse et un défi d’orientation… encore faut-il savoir que ces métiers existent ! C’est tout l’objet de démarches comme la “Blue School”, portée par le Cluster 3E et la CPS, qui cherchent à rapprocher les jeunes des enjeux liés à l’océan dès le plus jeune âge.
La deuxième table ronde, « Métiers du maritime », a prolongé ce message avec des professionnels du terrain : Sébastien Fellmann (SODEMO), Morgan Penven (Pilotes maritimes), Catherine Waitea (SUDILES-BETICO) et Lionel Loubersac, membre du Bureau de la French Tech, en charge de la Blue Tech. Gestion portuaire, pilotage, navigation, transport inter-îles… la mer génère une galaxie de métiers que les jeunes ne soupçonnent pas toujours. Et des métiers qui sont accessibles et offrent des débouchés localement.
Lors de cette table-ronde, le témoignage de Catherine Waitea a particulièrement marqué les esprits ; ainsi, après une expérience à la SODEMO, la jeune femme a choisi de tout reprendre pour se former à la navigation et exerce aujourd’hui chez SUDILES-BETICO. Un message clair adressé aux élèves : les trajectoires ne sont pas linéaires et un virage professionnel vers la mer est toujours possible !
Au fil de ces deux tables rondes, un fil rouge s’est imposé : au-delà des formations et des compétences, c’est l’envie et la passion qui font la différence. Trouver une activité dans laquelle on a envie de se lever le matin, c’est peut-être là le vrai premier cap à tenir.
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Le numérique, par tous, pour tous…
Plus de 130 élèves et lycéens étaient dans les tribunes pour cette rencontre et après la première mi-temps sur la thématique du “maritime”, la deuxième partie de la matinée était consacrée à deux temps forts : une table-ronde interactive sur les “Formations aux métiers du numérique” et une autre sur “L’entreprenriat pour la jeunesse”. Reprise de la deuxième mi-temps !
Pour parler des formations au numérique disponible sur le territoire et des débouchés en matière d’emplois, on retrouvait des représentants de l’UNC parmi lesquels Amandine Combe (GNC) venue présenter Campus N, Claire Leschi et Gilles Énée, deux représentants de l’UNC respectivement de la Licence Informatique et du BUT MMI et Thelma Ouvrard qui présentait la FCIL Community Management du Lycée Saint-Pierre Chanel. Présentée par Guillaume Terrien, le fondateur de NeoTech / NeOcean, la séquence fut dynamique et interactive avec une volonté de vulgariser des sujets comme cybersécurité, systèmes d’informations, IA mais aussi community management, créations graphiques etc… L’objectif ? Prouver par “code + pédagogie” que le numérique infusait dans la plupart des métiers, que les compétences manquaient sur le territoire et que les débouchés étaient nombreux. Questions-réponses avec le (jeune) public et des invités engagés qui ont su parler à la jeunesse.



La dernière séquence sur l’entrepreneuriat a ensuite débuté par la diffusion de la vidéo “La Caravane de l’Entrepreneuriat”, initiative portée par le Lycée Jules Garnier et le Vice-rectorat et dont Julie Micheli était la représentante aux côtés de Thifaine Bourgeois (Pépite NC), de Mathieu Odaimy (Initiative NC) et de Cynthia Koindredi et Nicole (ADIE NC). Après cette entrée en fanfare, et quelques remontrances pour appeler le silence, les prises de parole ont toutes rappelé un fait indiscutable : l’entrepreneuriat est accessible à tout un chacun sur le territoire et les organismes qui l’accompagnent sont bien présents et actifs.
« Avoir une idée, identifier un besoin, trouver une solution et se motiver pour la développer, voilà le chemin vers l’entrepreneuriat que chaque invité a pu commenter à sa manière. »
Tous pour entreprendre, entreprendre pour tous !
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Investir dans l’économie de demain
Une demi-journée, quatre tables rondes, plus de 130 jeunes dans les gradins et un message qui a résonné bien au-delà de l’amphithéâtre Guy Agniel : les secteurs maritime et numérique ne manquent pas d’avenir mais de talents locaux !
Ocean Digital 2026 aura réussi le pari difficile de rendre concrets des secteurs que les jeunes calédoniens perçoivent souvent comme lointains ou réservés à d’autres. En réunissant sur une même scène des capitaines de corvette, des pilotes maritimes, des développeurs, des enseignants et des entrepreneurs, NeOcean a prouvé qu’une seule matinée bien construite peut changer une représentation, voire une trajectoire.
Car c’est bien de ça qu’il s’agit au fond : pas seulement d’informer, mais d’ouvrir des possibles. Que ce soit Catherine qui reprend sa formation pour naviguer, ou un lycéen de Jules Garnier qui réalise que la cybersécurité est un métier qui recrute en Calédonie, chaque prise de conscience compte.
Pour Lagoon, partenaire de l’événement, s’associer à Ocean Digital, c’est prolonger un engagement qui dépasse le réseau : investir dans la jeunesse calédonienne, c’est investir dans l’économie de demain – qu’elle soit maritime, numérique ou entrepreneuriale. Une économie qui, à condition de former et d’accompagner ses talents locaux, a toutes les cartes en main pour écrire ses prochains chapitres ici, en Nouvelle-Calédonie.
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