Série RSE – Épisode #1

Pour découvrir comment la RSE est née chez Lagoon, nous sommes partis à la rencontre de Catherine Bull qui n’a de cesse de trouver des idées pour renforcer l’engagement de Lagoon dans des actions éco-responsables. Interview avec une femme d’exception !  

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Bonjour Catherine, peux-tu te présenter en quelques mots ?

RSE
Un bel anniversaire chez © Lagoon

Bonjour à tous ! Je m’appelle Catherine Bull et je travaille depuis plus de 25 ans chez Lagoon. Pour vous situer, Lagoon a fêté ses 25 ans l’année dernière et j’ai donc le plaisir de compter parmi les plus anciennes collaboratrices de l’entreprise. 

J’ai commencé en tant qu’« opératrice pupitreur » pour l’envoi de fax puis le service a logiquement fermé avec le développement d’internet. J’ai évolué dans tous les services de Lagoon. Tout d’abord en boutique comme attachée commerciale, puis au service facturation, à la comptabilité… Cela m’a permis d’acquérir une véritable vision transversale. J’ai par la suite occupé un poste d’assistante de direction avant de devenir responsable des Ressources Humaines en 2018.

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Aujourd’hui, on entend beaucoup parler de « RSE » & « RSO » mais le discours reste parfois flou. Que signifie s’engager dans la RSE selon toi ?

Pour moi, il s’agit tout simplement d’apporter de la bienveillance dans nos actions et de se montrer responsable dans toutes que l’on effectue au quotidien. Beaucoup associent le RSE à l’environnement, mais c’est bien plus que ça ! C’est prendre des décisions responsables à l’égard de tout ce qui nous entoure : la nature, l’humain, l’environnement, les animaux … 

Cette bienveillance envers autrui et dans ce que l’on réalise est essentielle pour moi. Peut-être que c’est le fait d’avoir eu un handicap dans ma famille qui m’a rendue particulièrement sensible à cette question. Je pense que lorsque tu es touché par un fait marquant dans ta vie et qui affecte tes proches, tu t’impliques spontanément beaucoup plus… Chez nous, c’est vraiment une histoire de famille. 

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Comment as-tu pensé à mettre en place cette démarche au sein de Lagoon ? Qu’est ce qui t’as animé ? 

Cette démarche a été impulsée par la direction. En fait, on réalisait des actions de RSE dans la vie de tous les jours sans mettre un nom dessus et bien avant que cela devienne « à la mode ». Cela faisait partie de notre façon d’être, de nos valeurs et tout simplement de notre éducation. Pour moi, il s’agissait de reproduire ce que je faisais déjà à la maison. 

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Quand a débuté cette démarche et quelles ont été les premières actions mises en place ?

En tout premier lieu, on a commencé à lutter contre le gaspillage dans un soucis d’économie. Toutefois, la démarche est véritablement apparue en 2011 avec l’apparition de la GED (« gestion électronique de documents ») qui visait à réduire notre consommation de papier

Cette même année, Lagoon a lancé le chantier de construction de ses bureaux au Plexus de Ducos. Le responsable de ce projet, Laurent Maillot, a veillé à porter une attention toute particulière au choix des matériaux et notamment leur provenance. Le site a également opté pour l’utilisation de systèmes éco-responsables pour son fonctionnement, comme un éclairage par détection de présence. Nous avions donc là les prémisses de cette démarche qui a ensuite été résolument adoptée. 

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Comment est venue l’idée de te tourner vers le label éco-responsable proposé par la CCI ? 

De nouveau, c’était une idée impulsée par la direction de l’époque. À la suite d’un article paru dans le magazine de la CCI, la direction m’avait chargée de me renseigner sur les modalités d’adhésion au label éco-responsable. Pour acquérir ce label, nous avons dû nous astreindre à une certaine discipline et mener un grand nombre d’actions. Ce label a été un vecteur de succès et d’engagement pour que tout le monde rejoigne le mouvement : les collaborateurs de Lagoon, les clients, les prestataires… Le fait de mettre des obligations est passé dans les mœurs et a été accepté de tous. 

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Lagoon a récemment obtenu le renouvellement du label éco-responsable de la CCI. Quelles ont été les démarches à suivre pour l’obtenir ?

J’ai d’abord pris contact avec la CCI afin qu’ils nous expliquent comment obtenir le label éco-responsable et le pérenniser dans le temps. Après le dépôt de candidature, nous avons reçu un cahier des charges qui consiste en une liste exhaustive d’actions à mener pour l’obtention du label. Ces actions étaient classées selon cinq thématiques : énergie, eau, déchets, consommation, sociétal. Chaque thématique comprend des critères obligatoires, des critères optionnels et des engagements.

Pour répondre au cahier des charges, nous avons réalisé différentes actions, notamment dans le domaine de l’environnement : nous avons par exemple organisé une collecte de bouchons, l’installation de mousseurs au robinet pour réduire notre consommation d’eau, etc. Au niveau sociétal, nous avons également veillé à développer l’embauche de personnes à handicap.

Toutes ces actions ont été évaluées lors d’une visite d’audit effectuée par un conseiller de la CCI et des points ont été attribués pour toutes les actions menées avec succès. Le dossier établi a été par la suite présenté devant le comité de labellisation. Celui-ci a été favorable à l’attribution du label pour Lagoon et nous l’a remis lors d’une belle cérémonie.  Nous étions très fiers !

Ce label a permis de renforcer notre démarche et l’adhésion des collaborateurs de Lagoon. Depuis, nous nous remettons toujours en cause pour réaliser de nouvelles actions afin d’assurer le renouvellement du label tous les 2 ans. Car oui, pour conserver le label, nous devons démontrer notre engagement à chaque audit de contrôle, notamment par la mise en place de nouvelles actions.

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Comment fais-tu pour mobiliser l’engagement de tes collaborateurs au quotidien dans cette démarche ?

La plupart des employés de Lagoon sont déjà bien investis dans cette démarche. Pour autant, il m’arrive de faire quelques petits rappels. Par exemple, pour jeter les cartons dans les poubelles de recyclage correspondantes.

En parallèle, j’invite de plus en plus mes collaborateurs à mener des actions bienveillantes par des communications régulières. Cela a été le cas récemment dans le cadre de la collecte de lunettes organisée par « Optic Clin d’Oeil NC« . Cette collecte avait pour but de reconditionner les anciennes paires de lunettes afin de les donner à des associations locales ou de les envoyer au Vanuatu. 

Collecte de lunettes pour Optic Clin d’Oeuil NC

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Peux-tu présenter rapidement une action concrète lancée récemment qui t’a particulièrement touchée ?

Cela s’est passé l’année dernière. Dans le cadre de la semaine rose contre le cancer, je me demandais quelle action mettre en place. 

En faisant des recherches sur Facebook, un post de l’association « EYOTA – Guerrière du Caillou » est apparu dans mon fil d’actualité. Il s’agissait d’un témoignage de femmes ayant eu le cancer du sein. Après avoir longuement échangé avec la présidente de cette association, l’idée m’est venue de confectionner des coussins pour améliorer leur condition. 

J’ai ensuite fait appel à une couturière pour nous aider à les réaliser. J’ai donc organisé un atelier de couture dans les bureaux de Lagoon. A mon grand plaisir, mes collaborateurs se sont impliqués à fond : ensemble, nous avons confectionné pas moins de 56 coussins !

Tous ces coussins ont été remis lors d’une rencontre entre nos couturiers en herbe de Lagoon et des membres de l’association « Guerrière du Caillou ». Ce moment a été très émouvant et n’a laissé personne insensible car elles ont parlé de leur vécu au quotidien avec une grande sincérité et beaucoup de simplicité. 

Des collaborateurs ont été très touchés par cette action bienveillante qui, une fois relayée sur Facebook, a beaucoup fait parler d’elle. Je suis vraiment fière de l’impact et surtout de l’utilité de cette action pour les femmes atteintes du cancer.

Confection des coussins & échanges avec des membres de l’association « Guerrière du Caillou »

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Quelles sont les prochains objectifs que tu te fixes en matière de RSE ? 

L’année prochaine, je me suis donnée pour objectif de réaliser une action RSE par mois. Ces actions toucheront les différents domaines du RSE, principalement le handicap, l’environnement, l’enfance et la maladie, le bien-être alimentaire et sportif… 

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Que dirais-tu à tes homologues qui hésiteraient encore à s’engager dans la démarche de labélisation éco-responsable de la CCI ?

Foncez ! En adhérant à cette démarche et en obtenant ce label, vous donnerez l’envie d’en faire plus. L’accompagnement de la CCI est vraiment bénéfique car on se sent épaulé et il confère un caractère professionnel à notre engagement. De plus, le fait qu’il y ait déjà plusieurs adhérents à ce label permet un échange d’idées vertueux. 

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Aurais-tu une lecture inspirante, un guide pratique ou un site à partager ?

Je vous conseille à tous de vous rendre sur le site de l’ADEME qui est très détaillé et permet de trouver beaucoup d’idées.

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Un dernier mot à partager avec nos lecteurs ?

Avec plaisir ! Je voudrais partager cette citation inspirante de Mark Twain : « La bienveillance est un langage que les sourds peuvent entendre et que les aveugles peuvent voir ».

Merci pour votre lecture !

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